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Retraites : Partition lugubre pour COR dans la campagne

Texte extrait de la Lettre de l’UGICT du 15 au 21 janvier 2007 n°154

mercredi 17 janvier 2007

« J’aime le son du cor, le soir, au fond des bois... » écrivait Alfred de Vigny en son temps. Mais le son du COR le soir au fond de la campagne (électorale pour la circonstance) ressemble trop à l’hallali. « Haro sur les régimes spéciaux », « sus au droit à la retraite à 60 ans » reprennent en chœur les libéraux.

Le quatrième rapport du Conseil d’Orientation des Retraites, rendu jeudi à Dominique de Villepin, destiné à préparer le rendez vous de 2008 sur les retraites, fait le constat que la réforme Fillon de 2003, pas plus que celle de Balladur dix ans plus tôt, n’ont permis d’assoire la santé financière du système de retraite dans la durée, ni préparé l’avenir pour encaisser, sans broncher, le choc démographique du vieillissement. Faute d’avoir voulu réformer en profondeur le financement des régimes, on s’est borné (et on se borne toujours) à peser sur des leviers tels que le niveau des pensions, le taux de remplacement, la durée d’assurance, l’évolution du pouvoir d’achat des retraites. A l’horizon 2020, voilà qu’on nous prédit que l’équilibre pourrait être atteint... en faisant encore chuter de 20% le taux de remplacement, en déplaçant le curseur de la retraite à 60 ans, en augmentant de 4% les cotisations (sans préciser au passage que le MEDEF fera évidemment en sorte de ne pas mettre un sou de plus, comme il le fait en ce moment, dans les négociations sur notre régime complémentaire des cadres). Les tenants du libéralisme entendent la musique qu’ils veulent, mais ce rapport met l’accent sur la place centrale de l’emploi dans le retour à l’équilibre. Et il insiste notamment sur l’impasse majeure que constitue le taux d’emploi trop faible des « seniors ». Si l’on songe qu’il y a quelques années, près d’un retraité sur deux qui liquidait sa pension AGIRC n’était plus au travail, mais en chômage ou en préretraite, on peut s’interroger sur le sens qu’aurait un recul de l’âge légal. Sauf à permettre de systématiser les décotes sur les pensions afin d’en raboter le taux... Une autre question est en filigrane, mais pas clairement abordée par le COR, c’est celle de la validation des années d’étude dans le calcul de la retraite. Car on ne peut pas indéfiniment exiger plus de qualification des salariés, leur imposer plus de précarité et de stages à l’entrée dans la vie active et leur demander d’être à jour, la soixantaine venue, de leurs trimestres ou de leurs points de complémentaires. C’est pour les catégories de salariés les plus qualifiés une question décisive dans le cadre d’un système de retraite solidaire par répartition.


Si vous voulez juger par vous-même, vous trouverez le texte du Quatrième rapport du Conseil d’orientation des retraites du 10 janvier 2007 à cette adresse :

http://www.cor-retraites.fr/article...

ou au format pdf (1,1 Mo - 211 pages)

http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf...

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