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Ensemble le 5 juin pour une SECU solidaire

mardi 1er juin 2004

La CGT a appelé l’ensemble des confédérations syndicales pour s’unir face au projet de démantèlement de ce qui a longtemps été un modèle de solidarité : la Sécurité Sociale. Son appel a été entendu et le SNM/CGT se réjouit de cette volonté commune de relever ce défi.

La SECU : un véritable défi, un véritable enjeu de société

Défi : la santé de tous.
La santé est un droit fondamental.
Il y a urgence, en lien avec l’action résolue pour l’emploi et des conditions de travail satisfaisantes, à construire une véritable politique de santé qui privilégie la prévention et la promotion de la santé.

Défi : la solidarité pour l’accès aux soins pour tous.
Le système de sécurité sociale français est fondé sur la solidarité : chacun cotise selon ses moyens et chacun reçoit selon ses besoins de santé.
Ce système a permis d’étendre la protection sociale à l’ensemble de la population. Il a fait progresser la santé, reculer la maladie et la mortalité.

Il a permis l’allongement positif de la durée de vie, créant ainsi de nouveaux besoins. Le développement des maladies chroniques, la dépendance, les nouvelles pathologies, le développement de la recherche et des nouvelles technologies sont autant de défis à relever.
En France de trop nombreuses inégalités de santé existent encore, le renoncement aux soins se développe, les conditions de travail ont des conséquences dramatiques sur la santé des salariés (amiante, cancers professionnels, stress, etc.)

Défi : quelles recettes pour la SECU ?
Les milliards de cotisations patronales qui ne rentrent plus dans les caisses de la SECU n’appartiennent pas aux patrons ! Il s’agit du salaire différé des salariés, part de notre salaire qui est versée pour la solidarité, et qui est escamotée par les politiques gouvernementales depuis des années. Le « trou de la SECU » a été fabriqué en grande partie avec les exonérations patronales et le chômage.

L’Etat et le patronat doivent payer leurs dettes !
De plus, la CGT propose un financement juste, solidaire, favorable à l’emploi en réformant les cotisations patronales pour qu’elles reposent sur l’intégralité des richesses créées dans les entreprises et en mettant à contribution leurs placements financiers. Elle demande la suppression de la CSG (qui est financée à 88% par les salariés et les retraités).

Les mesures proposées par le gouvernement répondent-elles à ces défis ? N O N !

Ces mesures sont inéquitables et injustes socialement..

C’est une fois encore aux mêmes que les efforts sont demandés :
- aux assurés sociaux : 1 euro par consultation soit + 5%,
- aux retraités imposables : + 0,4% d’augmentation de la contribution à la CSG.
- Par contre, pour les entreprises, l’effort demandé est de + 0,03% sur les cotisations de sécurité sociale des sociétés (CSSS). Les revenus du capital sont préservés.

Mais les exonérations de cotisations patronales représentent 19,6 milliards d’euros par an, les dettes patronales sont de 2 milliards d’euros par an.

L’Etat ne compense pas en totalité ces exonérations ; il doit à la SECU 2,3 milliards d’euros et a encaissé l’augmentation des taxes sur le tabac et l’alcool, qui devaient aller à la SECU, soit 10 milliards d’euros. La part d’exonérations compensée par l’Etat est de plus payée par nos impôts !

Ces chiffres sont à comparer avec le fameux « trou » de la SECU qui serait de 13 milliards d’euros selon le gouvernement.

Ces mesures s’attaquent aux bases de solidarité de notre système de SECU.
Aujourd’hui on nous propose un forfait d’1 euro par consultation. Demain, combien ?

Prenons l’exemple du forfait hospitalier dont une nouvelle augmentation est annoncée. Il était de 20 francs (environ 3 euros) à l’origine en 1983, est aujourd’hui à 13 euros et serait bientôt porté à 15 euros !

Le gouvernement et le MEDEF veulent faire de la santé une marchandise et de l’assurance maladie et ses 153 milliards d’euros de budget un marché largement ouvert aux assureurs privés. C’est la porte ouverte au chacun pour soi en fonction de ses moyens financiers pour couvrir ses besoins de santé.

Ces mesures sont culpabilisantes.
Elles pointent du doigt les malades et en particulier les plus fragiles et les plus démunis.

Abus de l’utilisation de la carte vitale : FAUX !
D’après la SECU, 1 cas sur 100 000 serait abusif.

Abus sur les arrêts de travail : FAUX !
D’après la SECU, seulement 6% des arrêts maladie seraient considérés comme abusifs.

Ces mesures sont inefficaces et dangereuses face aux vrais défis de la réponse aux besoins grandissant de santé et à leur financement, aux besoins de solidarité.

Pour améliorer la prise en charge par la SECU,

Pour le respect des valeurs de solidarité,
Pour une véritable politique de santé publique et l’amélioration de l’hôpital public,

Pour un financement juste, solidaire, favorable à l’emploi,

Pour rendre aux salariés la maîtrise de leur sécurité sociale par l’élection de leurs administrateurs,

Faisons du 5 juin 2004 une étape de fortes
mobilisations, de manifestations partout
en France pour répondre aux défis de la santé.

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